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Villers-la-Loue

Son nom Villare-Allodium dit assez ses origines romaines. Les fondations d'une villa agricole située sur un mamelon qui, au sud-ouest de Grihire, dégorge ses eaux sous la ferme de Grihire, confirmeraient les débris de poterie : tuiles et briques de facture romaine qui jonchent le sol.

Villers devait s'étayer au revers du coteau longé par la voie consulaire reliant Luce (Gérouville) au castel de Vertonum (Magerou-Virton), un diverticule devait joindre Montquintin à la voie impériale d'lvoix (Carignan) à Trêves passant par le plateau de Coue (Bellefontaine).

Sous les Francs, Villers a dû cesser - si ce n'était déjà fait auparavant - d'être une simple villa pour devenir un véritable hameau; en 1876, l'ouverture d'une carrière a mis à nu deux tombes franques, des fouilles exécutées au nom du Musée Royal d'Antiquités et d'Armures de Bruxelles ont mis à jour un cimetière franc avec ses tombes dallées, ses ossements, ses dents mousses, ses scramasaxes, ses pointes de framée, ses dards de javeline, ses poignées de bouclier et ses boucles de ceinture finement filigranées d'or et d'argent. Le musée national s'est enrichi de ces trouvailles.

On trouve en 1225, le nom de Villers dans un acte où interviennent l'abbé de St Hubert et le seigneur de Cons.

Le 11 février 1752, entre 7 h et 8 h du matin, il y eut un tremblement de terre.

Avant la Révolution Française (1789), Houdrigny et Villers formaient deux mairies séparées et dépendaient du curé de Thonne la Long, évêché de Trêves; du 15 octobre 1808 au 20 septembre 1823, notre village fit partie du diocèse de Metz avant d'être rattaché au diocèse de Namur.

Villers, Houdrigny, Robelmont et Sommethonne ont constitué une seule commune comptant 1.387 âmes en 1841, soit 200 de plus que cent ans plus tard. Sommethonne était la plus peuplée, puis Robelmont, Houdrigny et Villers-la-Loue.

(Abbé N.J. LENOIR)